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vendredi 6 décembre 2019

Euronext : L'opérateur Euronext se repositionne sur la Bourse de Madrid mais part de loin

Interview sur BFM Bourse au sujet des derniers développements du m&a dans le secteur des bourses européennes.



jeudi 5 décembre 2019 à 12h04

Euronext est en discussions avec le CA de la Bourse de Madrid
(BFM Bourse) - Une porte-parole d'Euronext a déclaré à Reuters que l'opérateur de la Bourse de Paris, Amsterdam ou encore de Bruxelles est en discussions avec le conseil d'administration de la Bourse de Madrid (BME), qui pourraient aboutir ou pas à une offre. S'il avait déjà fait part de son intérêt pour la BME mi-novembre dernier, Euronext semble s'engager dans une course à handicap contre SIX Group, l'opérateur de la Bourse suisse qui a déjà déposé une offre et prévoit de transférer certaines activités à Madrid.
Euronext revient dans la course. Trois semaines après le dépôt d’une offre d’achat par l'opérateur suisse Six Group sur la Bourse de Madrid (ou "BME" pour "Bolsas y Mercados Españoles"), une porte-parole d'Euronext a déclaré à Reuters que le groupe est en discussions avec le conseil d’administration de la BME et que celles-ci pourraient aboutir, ou non, à une offre. Sauf que, depuis que l'opérateur paneuropéen s'est déclaré intéressé mi-novembre dernier, son concurrent sur le dossier, l'opérateur de la Bourse de Zurich, semble avoir pris une longueur d'avance.
Arnaud-Cyprien Nana Mvogo, analyste financier chez CIIB (Conseil en ingénierie et introduction boursière), fait un point sur la situation. "Le marché a initialement salué les perspectives de consolidation du secteur en Europe, avant d'attendre une bataille boursière, qu'elle soit alimentée par une contre offre d'Euronext ou des marques d'intérêts de la part de Deutsche Börse", l'opérateur de la Bourse de Francfort ayant un temps étudié la possibilité de se positionner sur ce dossier. Si cette "option allemande a vite été écartée, les opérateurs attendent en revanche toujours qu'Euronext surenchérisse sur Six Group (qui a transmis une offre à 34 euros par action, NDLR), d'où le fait que le cours de l'action de l'opérateur espagnol clôture régulièrement au-dessus du prix proposé par Six Group" lors des dernières semaines, note l'analyste.
La suite sur BFM Bourse 

mardi 19 novembre 2019

Euronext : L'opérateur confirme son intérêt pour la Bourse de Madrid, le marché salue cette possible nouvelle consolidation

Interview sur BFM Business Trading Sat au sujet de la consolidation des bourses en Europe :





lundi 18 novembre 2019 à 11h35



Euronext en concurrence avec l'opérateur suisse pour le rachat de la Bourse de Madrid


(BFM Bourse) - Bataille en vue autour de l'opérateur de la Bourse de Madrid, pour lequel Euronext et SIX Group (opérateur à la tête de la Bourse de Zurich) ont fait part de leur intérêt. Le marché voit d'un bon œil cette nouvelle consolidation à venir du secteur, malgré le risque d'une bataille d'enchères entre les opérateurs européens.
Le titre Bolsas y Mercados Espanoles (BME), du nom de l'opérateur de la Bourse de Madrid, bondit de 37,2% à 34,84 euros lundi à 10h45, en réaction à l'offre d'achat dévoilée par SIX Group, opérateur de la Bourse de Zurich, à un prix (34 euros par action) qui représente une prime de près de 34% par rapport au cours en clôture de vendredi. En sus, Euronext a confirmé lundi être "actuellement en discussions" avec BME, réagissant ainsi à des rumeurs de presse concernant une éventuelle nouvelle acquisition, environ six mois après avoir finalisé celle de la Bourse d'Oslo. Le titre de l'opérateur paneuropéen progresse également lundi matin (+1,3% à 72,75 euros), "ce qui, dans le cadre d'une potentielle OPA, indique qu'à ce stade, les opérateurs pensent que non seulement le deal a du sens mais qu'en plus, pour le moment, Euronext ne surpaye pas" indique Arnaud-Cyprien Nana Mvogo, analyste chez CIIB (Conseil en ingénierie et innovation boursière).
Le spécialiste du secteur développe : "Le deal a du sens car, et l'historique d'acquisition d'Euronext l'illustre, la mise en commun des ressources informatiques et la concentration des carnets d'ordres sont les deux éléments opérationnels qui permettent aux entreprises de marché que sont Euronext et ses 

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse


mardi 31 janvier 2012

Wegelin & Co rachetée par Raiffesen

Mini "cataclysme" dans l'industrie bancaire Suisse : Wegelin & Co est rachetée par Raiffesen (lire le Wall Street Journal).

Wegelin & Co était doublement célèbre, tant du fait de son ancienneté que de la personnalité de son dirigeant, Konrad Hummler, dont la newsletter était devenue une référence.
Simplement, Wegelin n'échappe pas aux problèmes rencontrées par les banques suisses avec le fisc US (lire l'article du Financial Times du 27 Jan.), ce qui a poussé les clients à retirer leur argent (voir Reuters).

Quelle conclusions pour l'industrie financière ?

  • les survivants locaux, privés comme Lombard Odier Darier Hentsch ou cantonaux comme la Banque Cantonale Vaudoise, vont être renforcés.
  • le on shore banking des suisses en France (Crédit Suisse, Mirabaud) devrait être gagnant également s'il parvient à se donner une touche locale
  • les autres concurrents internationaux (dont les français BNP Paribas, SG Private Banking, etc) ne se priveront pas non plus
  • il est probablement temps d'alléger les portefeuilles diversifiés d'une partie de leurs francs suisses (tant pour cette raison que du fait des interventions de la BNS sur le marché)

dimanche 18 décembre 2011

Les euro-obligations ou la BCE peuvent-elles sauver la mise

Le point de vue de Lombard Odier


La récente intervention coordonnée des banques centrales pour éviter une crise de liquidités mondiale, et l’échec de l’adjudication obligataire allemande du 23 novembre dernier ont constitué un nouveau signal d’alarme rappelant l’urgence d’une action de la part des décideurs européens. Quelles sont désormais les alternatives qui s’offrent à eux ?

Deux mesures ont été évoquées récemment :

  1. une intégration budgétaire plus poussée avec l’émission d’euro-obligations
  2. une implication plus importante de la BCE pour plafonner les taux de la dette souveraine

La Commission européenne (CE) vient de consacrer un document de consultation à la première option, à savoir les euro-obligations. La solution la plus faisable consisterait en l’émission d’euro-obligations en remplacement pur et simple des obligations nationales des pays de l’UEM. Ceci impliquerait une mutualisation des risques, "bonnes" et "mauvaises" dettes étant regroupées dans le même panier. Tous les pays membres seraient responsables de la dette des autres pays ("garantie conjointe") et chaque pays serait responsable de sa propre dette ("garantie solidaire"). La mutualisation des risques permettrait certes de restaurer la liquidité et de réduire les coûts de financement pour les pays en difficulté mais, contrairement aux attentes de la CE, nous pensons que cette mutualisation se traduirait aussi par une hausse des coûts de financement pour les pays vertueux comme l’Allemagne qui pourraient ainsi se retrouver dans une situation de risque de défaut dans la mesure où n’importe quel défaut serait alors celui de l’UEM dans son ensemble et non plus celui d’un pays individuel. En effet, dans la proposition de la CE, les Etats membres conserveraient leur souveraineté budgétaire et ne seraient soumis qu’à un contrôle des progrès réalisés dans la mise en œuvre des mesures conditionnelles de restauration de leur solvabilité. Or le Traité de Maastricht est la preuve qu’une intégration budgétaire reposant sur la bonne volonté des Etats membres est vouée à l’échec. De plus, l’émission d’euro-obligations, telle que l’envisage la CE, ne résoudrait en rien le problème sous-jacent de surendettement puisqu’il s’agit simplement d’une centralisation de la dette qui permettrait aux pays en difficulté de continuer à parasiter le système en profitant de taux d’intérêt bas et en repoussant les ajustements structurels indispensables pour restaurer leur viabilité budgétaire. Ceci risquerait même de créer une nouvelle forme de dette "subprime", avec des euro-obligations qui ne seraient pas plus sûres, mais qui auraient l’air plus sûres du fait du manque de transparence. En définitive, le manque de discipline dans les pays en difficulté pourrait accélérer la contagion de la crise des pays périphériques vers les Etats du cœur de l’Europe et, éventuellement, aboutir à un défaut de paiement au niveau de l’UEM. Il n’est donc guère surprenant que l’Allemagne s’oppose fermement à cette option. Selon nous, le seul moyen d’éviter l’aléa moral et le parasitisme de pays à problèmes continuant à profiter de taux bas serait une intégration budgétaire complète. Ceci impliquerait, de fait, la fin de la souveraineté budgétaire des Etats membres et la création d’un Trésor de l’UEM qui superviserait les questions budgétaires dans le cadre de règles de conditionnalité et de mécanismes de sanction efficaces pour assurer la viabilité des finances publiques à long terme. Toutefois, un tel système d’euro-obligations, bien que souhaitable à long terme, nécessiterait des modifications très importantes au niveau des traités et des institutions, ce qui prendrait du temps; il ne peut donc être considéré comme une solution à court terme pour contrer les risques systémiques.

Deuxième option : la BCE peut-elle sauver la mise ?

En rachetant des montants importants de dette souveraine sur le marché secondaire, la Banque centrale européenne a réussi à plafonner les taux obligataires pour les pays de l’UEM – les cas les plus récents étant ceux de l’Italie et de l’Espagne – mais sans toutefois enrayer la contagion. Sans surprise, plusieurs dirigeants, comme le Président Sarkozy, souhaitent un engagement plus fort de la part de la BCE. Ils entendent par là des interventions complètes de cette dernière, y compris à travers des rachats d’obligations illimités et non stérilisés, sur le marché secondaire et primaire, de manière à maintenir les taux d’intérêt en deçà d’un niveau prédéfini. Ceci entraînerait non seulement un gonflement important du bilan de la BCE, mais signifierait aussi que cette dernière s’engagerait dans une monétisation de la dette. Il faudrait dès lors modifier les statuts de la BCE puisque, selon ses statuts actuels, elle ne peut agir en tant que prêteur en dernier ressort pour les Etats membres. Cette mesure se heurterait par ailleurs à des problèmes politiques : l’Allemagne est farouchement opposée à de telles interventions, craignant qu’elles ne conduisent, à terme, à une hyperinflation si la liquidité excédentaire injectée n’était pas épongée à temps. Mais au-delà des considérations juridiques et politiques, les rachats de la BCE permettraient-ils aux Etats de disposer de suffisamment de temps pour rétablir leur solvabilité ou même résoudre la crise ? Nous ne le pensons pas. Dans la mesure où la BCE est à l’abri de toute décote (au même titre que toutes les institutions officielles comme annoncé dans le cadre du plan de sauvetage de la Grèce de fin octobre), nous pensons que les investisseurs privés relégués au rang de détenteurs d’obligations "de second rang" se retireraient de ces marchés obligataires après avoir réalisé que plus la BCE interviendrait, plus ils subiraient une décote, et ce, d’autant plus que leur nombre diminuerait. Dans ces conditions, l’interventionnisme de la BCE pourrait même exacerber la crise en faisant reposer tout le poids du financement des Etats sur la banque centrale – une situation intenable à moyen terme. Et, au final, le problème du stock de la dette (qui aura été transféré au fil des ans des entreprises, aux ménages, au secteur public et enfin aux banques centrales) ne serait toujours pas résolu. Un interventionnisme total de la BCE ne serait donc, selon nous, qu’une nouvelle mesure temporaire qui ne résoudrait pas la problématique de fond.

Si ni les euro-obligations, ni l’interventionnisme de la BCE ne sont des solutions durables pour sortir de la crise, que faut-il faire ?

Depuis longtemps, nous sommes en faveur d’une restructuration d’envergure de la dette tant publique que privée. Ce processus devrait avoir lieu sous la supervision d’une agence indépendante. Pour renouer avec des finances publiques saines à long terme, les réductions de la dette publique devraient aller de 70 % pour les pays les plus mal lotis (Grèce) à 10 % pour les meilleurs élèves (Allemagne). Pour les pays souffrant d’un surendettement privé lié à l’immobilier, comme l’Espagne, une prise de participation des banques dans le patrimoine immobilier des ménages surendettés (par le biais d’une conversion d’une partie de la dette hypothécaire en actif, de manière à réduire l’endettement total des ménages et à permettre une participation de banques à toute plus-value ultérieure sur le bien) pourrait être envisagée pour mettre fin au cercle vicieux des défauts de paiement et des saisies qui constituent un frein supplémentaire à une reprise économique durable.

Si nous restons convaincus que la restructuration de la dette est la seule solution à la crise actuelle, nous reconnaissons qu’un tel processus ne se fera pas sans mal : nous estimons en effet les besoins de recapitalisation des banques dans un tel cas de figure à plus de 400 milliards d’euros, sans compter que la BCE devra approvisionner le système en liquidités pour éviter les retraits en masse et la faillite des banques les plus fragiles.

jeudi 15 septembre 2011

Problème en vue chez UBS

UBS : découverte d'une fraude, perte potentielle de 2 milliards USD

GENEVE - La grande banque suisse UBS a découvert une perte dûe à une opération de trading non-autorisée effectuée par un trader dans le secteur de sa banque d'investissement, selon un communiqué publié jeudi.Une enquête est en cours, et la banque chiffre pour l'instant la perte aux alentours de 2 milliards USD.La banque ajoute que ses clients ne sont pas affectés par cette perte. A la Bourse suisse, l'action UBS chutait de 7,04% jeudi à 9h14, à 10,16 CHF, dans un marché stable.Selon la banque, cette fraude pourrait entraîner une perte potentielle de 2 milliards de dollars pour la banque, et faire plonger dans le rouge ses comptes du 3ème trimestre 2011

http://www.romandie.com/news/n/_UBS__decouverte_d_une_fraude_perte_potentielle_de_2_milliards_USD150920110909.asp

lundi 5 septembre 2011

Secret bancaire Suisse : c'est mal parti !

Cela fait maintenant deux ans que les Etats Unis, la France et l'Allemagne s'attaquent méthodiquement et surement au secret bancaire suisse. L'acte de ce matin, l'ultimatum de 24 heures posé par l'administration fédérale aux banques suisses, sera peut-être l'acte final. Des mouvements de fonds d'américains paniqués à attendre aujourd'hui, de Zurich à Singapour ? A la place de l'administration fédérale US, c'est plutôt à SWIFT et Clearstream qu'on attaquerait (sans parler de la question de la réduction des dépenses publiques, ce qui est une autre question ...).

vendredi 26 février 2010

Conflit Suisse - Lybie

Depuis mi 2008 et le début de l'affaire dite "Hannibal", nommée d'apres le prénom du fils du colonel Kadhafi, la Lybie a choisi graduellement de rompre ses relations économiques avec la Confederation Helvetique, tandis que les helvetes ont hésité entre profil bas et négociation.

Un bon cas pour la théorie des jeux !

Ainsi, la Lybie a annoncé suspendre ses livraisons de pétrole et retirer sept milliards de dollars de ses comptes bancaires de Geneve. Pourtant, Tamoil, la compagnie lybienne qui possede 20% du end market suisse et une raffinerie dans ce pays, etait encore en fonctionnement le 12 Février 2010, d'apres 24 Heures.

Les relations inter entreprises pesent autant que les relations entre Etats, dans les relations internationales. L'U.B.Suisse en sait queleque chose !