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jeudi 30 octobre 2014

La série #capitalisme d'Arte

La chaine TV publique franco-allemande Arte diffuse en ce moment une série de reportages consacrés au capitalisme. Pour la revoir en intégralité, il faut se rendre sur le site web d'Arte.

Les épisodes d'avant hier étaient consacrés à Keynes vs Hayek, et aux crises liées au capitalisme.

   
Un tel programme est d'un intérêt certain. Cependant il convient de corriger les quelques petites erreurs qui ont pu se glisser. 

Première petite erreur : qualifier l'individualisme méthodologique (1) de l'école autrichienne d'"individualisme extrême", et l'associer à un réflexe de classe, de possédants, surtout en parlant de Friedrich von Hayek. Déjà, Hayek (pas l'actrice, l'économiste) étaient, comme Keynes, auquel il est opposé dans le reportage, issu d'un milieu intellectuel et plutôt favorisé. Il serait donc étonnant que deux économistes, supposer adhérer à l'idée de rationalité, s'opposent tous deux à ce qui serait censé être leur intérêt de "classe sociale". Ensuite, l'individualisme méthodologique est une démarche qui consiste à expliquer les phénomènes économiques et sociaux à partir de certains éléments primitifs comme les actions, réactions et interactions entre les individus qui composent les phénomènes de société, et non pas un projet de société. Qu'un économiste ou un sociologue utilise cette méthodologie ne dit rien de sa propension à être altruiste ou égoïste. 

Deuxième erreur, reprendre au conditionnel le mot de Ludwig on Mises sur l’impossibilité pratique de mettre en place le socialisme, du fait de la supériorité du système des prix, sans le remettre en perspective avec ce qui s'est passé depuis 1989. Ce n'est pas du conditionnel, c'est un fait historiquement vérifié.
En effet, si on devait opposer sur le plan théorique système libéral décentralisé et système anti libéral centralisé, on pourrait quand même se dire qu'au vu de l'expérience historique, l'un semble plus pratique que l'autre. En effet, durant 70 ans, l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) a fourni un champ d'observation pour comprendre ce qui se passe quand les prix ne sont pas fixés par un marché libre : ils fournissent de mauvaises indications aux agents économiques, et rendent la vie quotidienne compliquée. Pourtant, on peut penser que les dirigeants de l'ex URSS ont sincèrement pensé qu'une instance suprême pouvait diriger l'économie. Ils s'en sont d'ailleurs donné les moyens (nationalisations, régime policier de surveillance de la population), manifestement sans succès. Il faut donc admettre que les mécanismes de marché constituent une situation plus naturelle que leur absence et leur substitution par des plans étatiques. Mises nous a montré qu'en pratique, le socialisme n'est pas réalisable. Le planisme central ne peut qu'échouer.

Troisième erreur : affirmer que la crise de 1929 est une crise due au libéralisme. C'est une affirmation qu'il faut nuancer. Certes, le capitalisme est caractérisé par des crises, c'est une constante historique. L'adage boursier n'affirme t-il pas que les arbres ne grimpent pas jusqu'au ciel ? Et la Bible elle-même ne parle t-elle pas de cycles économiques, de 7 ans, proches sur ceux décris par Juglar (2) ? En revanche, ce qu'on peut affirmer, c'est que la crise de 1929 trouve une partie de son origine dans la politique monétaire expansionniste de la  Federal Reserve (FED) nouvellement crée (elle date de 1913) et que l'école autrichienne ne validait pas le principe d'une telle intervention.  Du coup, il  y a également débat sur la validité des solutions proposées, interventionnisme ou non, pour sortir de la crise (3).

Sur Milton Friedman, Arte commet une petite imprécision en le qualifiant de libertarien. Même si Milton Friedman, prix Nobel d'économie 1976, partageait certaines des idées que les libertariens telles que la critique du salaire minimum ou celle de la guerre contre la drogue, ce monétariste ne pouvait être rattaché à l'Ecole autrichienne d'économie, en raison de son point de vue inflationniste et étatiste sur les questions monétaires. Milton Friedman était opposé à l'étalon-or ou aux monnaies privées. Il n'aurait jamais accepté le bitcoin par exemple. C'est un libéral classique, pour un état minimum, pas un libertarien.  D'ailleurs, Milton Friedman se sentait proche du Parti Républicain américain, pas du Parti Libertarien. On ne peut donc absolument pas même Friedman et Hayek dans un seul et même camp.

Arte revient ensuite asse longuement sur la politique économique du chancelier Brünning, dans l'Allemagne du début des années 30, pour expliquer que la tentative d'équilibrer le budget a abouti à la montée des extrêmes, ce que Keynes aurait prévu, lorsqu'il avait écrit ""The Economic Consequences of the Peace"". Cette séquence parait pour le moins confuse.
D'une part, on sait que l'Allemagne n'avait pas le choix de sa politique, après une très forte période d'inflation, directement due à la volonté française d'occuper la Ruhr, en guise de réparations de guerre. D'autre part, qui peut nier que le parti national socialiste a pu progresser avant tout sur des questions culturelles et non pas économiques, sans pour autant, d'ailleurs, faire l'unanimité ou même la majorité du point de vue électoral ?

Enfin, quand Thomas Piketty nous explique que la croissance des 30 glorieuses et l'intervention des Etats dans l'économie ont permis de réduire les inégalités, il fait deux erreurs courantes : confondre relation et causalité, et pratiquer un point de vue ethnocentriste. 
Oui, il y a eu une forte croissance durant les 30 glorieuses en Occident. Celle ci était pour partie dûe au fait que nous étions en économie de rattrapage, à forte composante secondaire. Autrement dit, les gains de productivité liés à la conjonction de plan Marshall et à l'introduction du taylorisme et du fordisme,le tout combiné à un faible cout de l'énergie, ont permis de redistribuer sans trop pénaliser les acteurs. En même temps, la structure démographique était-elle la même ?
En plus, peut-on se contenter de voir la situation de la France, de l'Allemagne, du Royaume Uni et des Etats Unis et d'en tirer une conclusion pour l'humanité toute entière ?
Durant les 30 glorieuses, les inégalités, pour peu que ce soit un sujet de préoccupation, se sont accrues au niveau mondial, et seules le desserrement du dirigisme en Chine à partir des années 80, en Inde au début des années 90 et en Europe de l'Est, et depuis 10 ans en Afrique ont permis de commencer à voir se constituer une classe moyenne mondiale.


En conclusion, toutes ces erreurs mentionnées ci dessus empèchent de qualifier de bon le reportage d'Arte, ce qui est dommage car le sujet est intéressant.


(1) Le Que Sais Je du professeur Alain Laurent est téléchargeable sur le site de l'Institit Coppet
(2) Jean Magnan de Bordier, Université Paul Cezanne http://junon.univ-cezanne.fr/bornier/cyc.pdf
(3) Contrepoints La crise de 1929 et la leçon de Hayek face à Keynes 

mercredi 3 octobre 2012

Noire Finance - la grande pompe à phynances




Apparemment, Arte TV tient son créneau. Après la diffusion du reportage sur Goldman Sachs, hier c,'était Noire Finance, de Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi. 

Le but était noble : expliquer pourquoi nous sommes en crise. Malheureusement, quelques oublis viennent détruire l'argumentation de ce reportage pour qui tout est de la faute des financiers. 

Déjà, le reportage fait comme si il ne devait jamais y avoir de crise. Or, tout ce qui monte peut descendre. Ensuite, spécifiquement sur la crise de 1929 qui est abordée dans Noire Finance, certes on peut souligner les magouilles des sociétés de brokerage d'actions, comme JP Morgan ou Goldman Sachs, qui pratiquaient allègrement le front running. Mais jamais les journalistes n'abordent les théories alternatives à la vision mainstream d'une crise liée uniquement à la spéculation boursière. 

  • le rôle du développement technologique n'est pas abordé
  • l'impact de la politique monétaire, fiscale et douanière est ignoré (lire à ce sujet Les vérités sur la crise de 1929 de Florin Aftalion, professeur à l'ESSEC) 
  • la faute de la France, qui a demandé des réparations insupportables pour l'Allemagne, n'est pas mentionnée. Or, on sait que l'hyper inflation allemande de 1923 est liée à ces réparations (lire la Tribune)


Ensuite, Noire Finance passe un peu vite sur le keynésianisme des années 30, et ne relève même pas la contradiction qui consiste à ce que chacun célèbre les grands travaux US mais pas ceux d'Allemagne. Des économistes comme Jean-Marc Daniel (lire son interview dans le Nouvel Economiste), Fabrice Descamp (cf Contrepoints) ou Loic Abadie démontrent que Keynes tient autant du mythe que de la réalité, si ce n'est plus. En réalité, il n'est pas possible de dire que le keynésianisme a sorti les Etats Unis de la crise de 1929.

Nanterre, 1960, source http://pottier.jean.free.fr
Après cela, Noire Finance tombe dans un travers très fréquent dans l'opinion, celui d'idéaliser les 30 Glorieuses et leur soi-disant harmonieux développement d'une "économie mixte". Or, les 30 Glorieuses sont une période d'énormes déséquilibres. Déjà, rien qu'en ce qui concerne le chômage  on nous parle souvent d'une période de plein emploi. Mais quid du taux d'activité ? Le taux de chomage, c'est facile, c'est le nombre de non employés qui cherchent à l'être par rapport à la population active. Mais quel est le taux de personnes actives par rapport à la population totale ? Les années 50 et 60, c'est aussi une économie alimentée par un baril à 1$ (lire les analyses de Jean-Marc Jancovici), et des bidonvilles aux portes de Paris. le niveau de vie des 30 glorieuses a progressé en Occident très fortement, mais il partait de zéro, et a été alimenté par une énergie bon marché, sans compter les gains de productivité liés à l'industrialisation.

Quand Noire Finance aborde la fin de Bretton Woods, le 15 Août 1971, on pense qu'ils vont se lancer dans une apologie du gold standard. Il n'en n'est rien. Noire Finance enchaîne alors sur les années 80 et la deregulation initiée par Ronald Reagan et Margaret Thatcher, en la mettant en parallèle avec la désindustrialisation liée aux fermetures d'usines. Il y a plusieurs choses à dire à ce sujet. Déjà, la désindustrialisation a t-elle été poussée par la finance, ou bien par la concomitance du début du vieillissement d'une population qui avait successivement remis en cause "le compromis fordiste" et les méthodes tayloristes dans l'industrie depuis les années 60 et l'émergence de nouvelles nations industrielles (Corée du Sud, Japon). Était-il écrit que seuls les ouvriers syndiqués d'Europe et des Etats-Unis avaient droit à un travail, dans ce monde ? Où bien l'évolution faisait-elle partie du cycle naturel de la vie économique ? On peut également sourire devant l'argument d'avidité des financiers, libérés  dit-on, de tout entrave suite au Big Bang de la City en 1986. Cela voudrait-il dire que les salariés des autres secteurs ne sont pas avides et travaillent uniquement pour la gloire ?

Noire Finance analyse ensuite le phénomène de bulle (notamment la bulle Internet). Certes, son éclatement a fait mal. Mais les milliards d'euros et de dollars qui l'ont alimenté ont permis non seulement de transformer le monde mais aussi de rapprocher les gens. L'Internet existe, et il a impacté la façon dont chacun travaille et communique. Les actionnaires ont tout perdu, mais la révolution Internet s'est faite. De plus, le développement du secteur financier a contribué à l'économie dite réelle. Non seulement les banques sont de gros employeurs tout comme la sidérurgie a pu l'être à un moment (en France, toutes professions et secteurs confondues, 1 million de gens sont employés dans la finance ou à une fonction financière, d'après les chiffres du Centre des Professions Financières) mais en plus la finance est consommatrice de biens et de services réels tels que l'informatique.

Noire Finance s'abstient enfin de critiquer la politique monétaire expansionniste de la FED après les attentats du 9/11, les lois incitatives en faveur du crédit subprime (Community Reinvestment Act de1995) ou l'abolition du Glass Steagall Act en 1999 pour se concentrer sur la titrisation, une technique pourtant banalement inspirée des méthodes de gestion des compagnies d'assurance : elles évitent de n'assurer que des jeunes célibataires conducteurs de voitures sportives mais diversifient leur risque. D'ailleurs, la titrisation fait partie de la solution à la crise actuelle.

On nous dit "Sidérée de la cécité de ses sujets économistes, la Reine leur a demandé pourquoi ils n'avaient pas anticipé la crise bancaire. Réponse de la British Academy: il s'est agi avant tout d'un "échec de l'imagination collective de nombreux individus brillants", qui n'ont pas été capables de "cerner le risque touchant l'ensemble du système". A question royale; osons une autre question, plus iconoclaste : La Reine a t-elle interrogé les bons économistes ? Comment se fait-il que certains aient bénéficié de la crise, en profitant de prévisions pessimistes pour shorter les bons actifs au bon moment ? Y avait-il des économistes autrichiens au sein de la British Academy, par exemple ? 

Il n'y a qu'un seul vrai problème que Noire Finance a soulevé : le problème d'aléas moral des banques systémique, too big to fail. Comment faire en sorte qu'une banque en difficulté soit liquidée par une faillite ordonnées plutôt que sauvée avec de l'argent public, comme ce fut le cas au Royaume Uni et en Angleterre ?  Notons, à titre de parenthèse, que Noire Finance a certainement semé le trouble parmi les téléspectateurs en laissant penser que toutes les banques ont toutes reçu de l'argent public depuis 2008. En France, seules le Crédit Immobilier de France et Dexia ont bénéficié de la protection publique. Les autres, BNP Paribas, Societe Generale, Crédit Agricole, se sont vus octroyés, de manière vivement recommandée, des prêts qu'elles ont remboursé depuis contre un intérêt élevé. En fait, Noire Finance n'a pas réussi à émettre l'idée que, de manière plus large, il faut envisager qu'une banque puisse faire faillite, comme n'importe quelle entreprise, même si dans le pire des cas l'argent de clients puisse être perdu. Tous les ans, des promoteurs immobiliers ou des compagnies aériennes disparaissent, en emportant les avances des clients, sans que cela n'émeuve plus que cela. Noire Finance a cité le cas LTCM mais a oublié de dire qu'en réalité, les entités les moins régulées de la finance, les hedge funds, ou des banques ne dépendant pas du tout des Etats, ont, elles, bien traversées la crise. L'aléas moral existe parce qu'il existe une sorte de garantie implicite des Etats sur les banques en particulier et les grandes entreprises en général. Ne conviendrait-il pas de faire disparaître cette garantie implicite pour faire émerger des comportements plus responsables ?

Les banquiers Jean Peyrelevade et Guillaume Hannezo, les économistes Michel Aglietta et Paul Jorion ne l'ont peut-être pas assez mentionné, mais le monde a changé depuis 2008. Les actionnaires de la SG, Citigroup ou UBS ont perdu leurs économies, le top management a changé, le trading a été encadré, les bonus ont été réduits ou supprimés, les employés ont été licenciés, mais nous ne sommes pas pour autant sortis de crise. Pourquoi ? Parce que la crise actuelle, qui ne concerne d'ailleurs pas la terre entière, est celle des finances publiques. Toute l'histoire de la finance des années 80 à aujourd'hui est celle de dettes publiques en quête d’acquéreurs et de retraités en quête de rendements. Toute la question pour les politiques consiste maintenant à faire comprendre le fait que la finance est un outil, qui, dans le cas précis, a permis de repousser la question du nécessaire ajustement du train de vie des Etats. Posons la question autrement : est-il logique que, alors que les Etats Européens ne sont pas en guerre, la dette et les deficits publics atteignent des montants jamais observés en temps de paix ? La nécessaire poursuite de la restructuration du secteur financier ne doit pas occulter les questions de fond.

jeudi 20 septembre 2012

La Liberté comme solution à la crise !

Un peu de pub pour Libres, un bouquin collectif auquel certains amis ont participé. Ce qui est original avec Libres, c'est qu'il y a à la fois des universitaires connus (Jean-Louis Caccomo, Pascal Salin), des journalistes (comme Emmanuel Garessus) et des anonymes, entrepreneurs, employés, retraités de toute la francophonie qui ont donné un point de vue sur les idées libérales.

Ci dessous, le communiqué de presse du collectif.



La Liberté comme solution à la crise

Parution de “Libres !” écrit par 100 auteurs bénévoles

Le collectif [La Main Invisible] a le plaisir d’annoncer aujourd’hui la parution du livre « Libres ! ». Depuis 9 mois, les 100 auteurs travaillent ensemble sur 100 sujets très concrets et pratiques. La liberté y est réhabilitée et utilisée comme la solution logique à bien des problèmes. Grâce à un comité scientifique, les universitaires les plus reconnus et de simples citoyens issus de tous les milieux ont travaillé main dans la main pour créer l’ouvrage « Libres ! ». 100 supporters sont venus les aider, ainsi 200 personnes participent bénévolement à cette aventure humaine.
Le collectif et son ouvrage oeuvrent à ramener la liberté du peuple au sein du débat public. Chaque jour, celle-ci perd toujours plus de terrain. Une valeur qui réussit pourtant à réunir des personnes si différentes et représentant les 5 continents. Une valeur qui les a poussés à rejoindre le collectif [La Main Invisible] pour son ouvrage « Libres ! » et qui amène à collaborer : Un sportif 2 fois champion du monde et un demandeur d’emploi. Un maître de conférences et un étudiant. Un salarié et un chef d’entreprise. Un avocat et un menuisier unis par ce lien si puissant qu’est la liberté !

La liberté n’a pas de prix ! « LIBRES ! » est là pour le rappeler. La Liberté bafouée est la cause véritable de la crise que traverse notre société. Déclin du système de santé, d’éducation et de retraite, incertitudes face à l’avenir, l’immigration, l’environnement, le logement, dettes souveraines, crise de l’Euro, misère qui guette de plus en plus l’individu… Autant de problèmes auxquels chaque auteur s’attelle avec encore et toujours la même réponse : La Liberté.

Simple d’accès : Son style le rend populaire. Nul besoin d’être universitaire pour comprendre !
Libre de droits : Copier est un acte d’amour, alors copiez-le, l’Hadopi ne vous cherchera pas !
Diffusé dans toute la francophonie : Nous n’avons que faire des frontières et des nations !

Une collaboration libre dans la diversité qui compose notre société. Le collectif n’est ni un parti, ni une entreprise, ni une association. Simplement des individus qui croient en la liberté, qui croient en l’Homme, qui sont tous de profonds humanistes convaincus.

Qu’est-ce que la Liberté, où en sont les limites, comment peut-elle nous permettre de vivre mieux ? C’est ce que les auteurs, texte après texte, ont tenté d’expliquer le plus simplement possible sur 100 sujets « Libres ! » utiles à tous. Le 20 Septembre 2012 « LIBRES ! » sort en librairie pour faire l’événement de cette fin d’année. Aujourd’hui même une équipe britannique filme à Paris les organisateurs de cette aventure
Collectif [La Main Invisible], « LIBRES! » Editions Roguet.




ISBN 979-1-09160-001-9.



281 Pages – 14.5×21 cm – Disponible dès aujourd’hui en librairie en France, Suisse, Belgique et au Québec.



Prix : 12 € – http://lamaininvisible.org



Contact Presse : M. Ulrich Genisson
72, rue Gambetta
77210 Avon
France



Téléphone : +33 (0)6 80 60 12 75 – Email : info@lamaininvisible.org.

vendredi 20 janvier 2012

Italie : Mario Monti libéralise l'économie pour la dynamiser

Mario Monti, premier ministre d'Italie, libéralise en vue de relancer l'économie du pays entré en récession.

Taxis, pharmacies, transports publics locaux, distribution d'essence, gaz, professions libérales: les secteurs qui seront plus ouverts à la concurrence sous l'effet de ces mesures sont nombreux.

Selon les premiers éléments ayant filtré dans la presse, ce plan prévoit notammentl'augmentation du nombre de licences de taxis, la hausse du nombre de pharmacies, la liberté de choix des fournisseurs pour certaines stations-service ou l'abolition des tarifs minimums des avocats ou des notaires...

Afin de faire baisser les prix du gaz en renforçant la concurrence, le gouvernement compte en outre obliger le géant de l'énergie ENI à céder son réseau de transport Snam Rete Gas.

Par contre, rien de spécifique dans ce plan ne semble consacré aux banques qui, il est vrai, sont déjà très décentralisées et concurrentielles sur le marché Italien. Elles ont de plus des sujets spécifiques d'augmentation de capital à gérer.

En tout cas, Monti propose les réformes que les analystes attendaient.


Italian Banks Are in `Catch-22,' Gallo Says par Bloomberg