lundi 23 janvier 2012

Assouplissement de Bale 3, la rumeur du jour

L'Assouplissement de Bale 3, c'était la rumeur du jour. Elle a permis aux banques, aux françaises notamment, de bondir en bourse (lire cbanque ).

Ca ne semble pas correspondre à l'avis de Bruxelles, qui a déclaré qu'ils respecteront scrupuleusement le calendrier de mise en place des dispositions de Bâle 3. cf l'Agefi.

dimanche 22 janvier 2012

collecte de dépôts : forte performance des banques françaises

La nouvelle, c'est que Fitch Ratings a salué la semaine dernière les bons chiffres de collecte des banques françaises.

Depuis près de deux ans, elles ont mis l'accent sur la collecte des dépôts pour se préparer à l'entrée en vigueur, début 2013, du nouveau cadre réglementaire dit Bâle III. Pour ce faire, elles ont poussé dans leurs réseaux les livrets d'épargne fiscalisés (hors Livret A et LDD notamment) ainsi que les comptes à terme, en proposant souvent des taux d'intérêt attractifs, au détriment notamment de l'assurance vie (hors bilan), un autre support d'épargne longue. Résultat : 130 milliards d'euros déposés en plus, en 2011, par les français, sur leurs comptes.

Du coup, ces chiffres étant connus, on imagine mal comment les notes des banques françaises! pourraient être autant degradées par Moody's dans les prochains mois que les banques des autres pays (cf l'article de Zonebourse).


samedi 21 janvier 2012

Banques européennes : jusqu'au 30 juin pour recapitaliser

Avec, comme l'affirme la Tribune, 115 milliards d'euros de fonds propres supplémentaires pour les banques d'ici au 30 juin 2012, les marchés vont devoir gérer :
  • l'effet d'éviction, car les Etats eux-aussi sont à la recherche de cash
  • le poids du ralentissement économique induit par le fait de pouvoir financer de manière moindre les PME et autres risques élevés
  • l'impact de la perturbation des activités sous tension, faute de financement (avions, bateaux, PFI)
  • l'afflux d'actifs financiers à céder, et donc leur valorisation potentiellement plus faible du fait de l'acceptation de décotes
On peut dire que ça ne sera pas simple

vendredi 20 janvier 2012

Italie : Mario Monti libéralise l'économie pour la dynamiser

Mario Monti, premier ministre d'Italie, libéralise en vue de relancer l'économie du pays entré en récession.

Taxis, pharmacies, transports publics locaux, distribution d'essence, gaz, professions libérales: les secteurs qui seront plus ouverts à la concurrence sous l'effet de ces mesures sont nombreux.

Selon les premiers éléments ayant filtré dans la presse, ce plan prévoit notammentl'augmentation du nombre de licences de taxis, la hausse du nombre de pharmacies, la liberté de choix des fournisseurs pour certaines stations-service ou l'abolition des tarifs minimums des avocats ou des notaires...

Afin de faire baisser les prix du gaz en renforçant la concurrence, le gouvernement compte en outre obliger le géant de l'énergie ENI à céder son réseau de transport Snam Rete Gas.

Par contre, rien de spécifique dans ce plan ne semble consacré aux banques qui, il est vrai, sont déjà très décentralisées et concurrentielles sur le marché Italien. Elles ont de plus des sujets spécifiques d'augmentation de capital à gérer.

En tout cas, Monti propose les réformes que les analystes attendaient.


Italian Banks Are in `Catch-22,' Gallo Says par Bloomberg

jeudi 19 janvier 2012

Après les sommets du G20, quelles réformes pour la finance (jeudi 19 janvier 2012)

Deux mois après le G20 de Cannes, où en sommes nous dans la réforme de l’économie mondiale ? les marchés sont-ils régulés ? Les matières premières sont-elles sous contrôle ? La place financière de Paris a -t-elle encore sa chance dans la compétition mondiale ?
Un débat avec :
Carole d’Armaillé, directrice de la communication, Paris Europlace
Alexandre Baradez, senior sales trader, Saxo Banque
Philippe Herlin, chercheur en finance, CNAM
Xavier le Blan, directeur général, Prim Finance
Bruno Sahok, président, Sahok Finance & Conseil

mardi 17 janvier 2012

Perdre le triple A ...

... pour passer à AA+, c'est, comme le rappelle très justement Olivier Delamarche ce matin sur BFM, passer de 20 à 19, et admettre que la dette passe d'une probabilité totale de remboursement à une probabilité simplement très forte.

Un propos censé qui tranche avec la réponse du Président de la République à un journaliste de Reuters, hier à Madrid.


Pour approfondir le sujet des agences de notation

lundi 16 janvier 2012

Le FESF dégradé

L'agence de notation Standard & Poor's a annoncé lundi 16 janvier qu'elle abaissait la note à long terme du Fonds européen de stabilité financière (FESF), la dégradant de AAA à AA+. S&P confirme la note à court terme A-1+ et précise que la perspective est en développement. Source le Monde.

Pas encore né, déjà dégradé. Les hommes politiques vont devoir se creuser la têt pour trouver l'instrument du fédéralisme budgétaire en Europe ...

A propos du FESF, selon un journaliste éco de Libé.






Et l'opinion toujours tranchée d'Olivier Delamarche.
Le FESF/MES est la dictature des banquiers par rikiai