mercredi 27 février 2013
Quand l'Europe sauve ses banques qui paye? - replay sur Arte disponible
Quand l'Europe sauve ses banques qui paye?
Le replay est désormais disponible sur Arte.
Pour lire un compte rendu et des critiques sur le reportage :
http://ecofi-edu.blogspot.fr/2013/02/documentaire-quand-leurope-sauve-ses.html
et
http://ecofi-edu.blogspot.fr/2013/02/quand-leurope-sauve-ses-banques-qui-paye.html
Documentaire - "Quand l'Europe sauve ses Banques, qui paye ?"
Le point de départ du problème que ne mentionne pas Harald Schumann, le journaliste du Berliner Tagespieler :
- les états Européens dépensent plus d'argent public (en dehors de quelques rares) qu'ils ne collectent d'argent public
- bien que la zone Euro ne soit pas une zone monétaire optimale, les Européens veulent sauver la zone Euro, une construction politique, justement pour ne pas défaire cette réalisation communautaire
- l'Euro a pour conséquence négative de détruire la compétitivité prix des pays les moins compétitifs coté hors prix, mais a eu pour conséquence économique réelle et concrète de faire baisser les taux d'intérets dans des pays comme l'Irlande ou l'Espagne, entre 2002 et 2007, ce qui a alimenté la bulle immobilière notamment, et ce qui a donc eu une conséquence réelle sur l'économie : du BTP florissant et les jobs qui vont avec
Question : si les banques ne peuvent plus servir d'intermédiaires entre les investisseurs et les emprunteurs, qui prêtera à nouveau à une institution qui aurait fait défaut, comme le journaliste le suggère ? Vaste sujet, l'aléa moral. C'est ce qui a mobilisé les politiciens Européens durant des nuits entières : fallait-il sauver les économies de la veuve de Carpentras, car, au final, c'est bien elle la "spéculatrice" ?
Les SICAV monétaires des épargnants français, allemands, etc, sont (ou ont été) en partie investies en titres de dette grecque, espagnole, portuguaise etc pour deux raisons :
- une pratique : le risque rapporte
- une "idéologique" : cela a servi la construction du marché unique européen
C'est la question que le journaliste n'a pas posé : est-il prêt à expliquer à ses compatriotes épargnants que, les rendements de 5% et plus, sans risque, alors que la France ou l'Allemagne empruntent plutôt en dessous de 3%, ça va être plus difficile ?
mardi 26 février 2013
Quand l'Europe sauve ses banques, qui paye ?
"50 milliards d’euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraint les uns après les autres – moyennant des sommes astronomiques – de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. Mais qui sont les bénéficiaires de telles opérations ? C’est en posant cette question très simple qu’Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l’Europe. Et obtient des réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été "sauvés" ne se trouvent pas – comme on tend à vouloir nous le faire croire – dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France. En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers de ces banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l’économie de marché. Pourquoi ? Qui encaisse l’argent ?"
Simplement, notons juste que le journaliste a oublié de préciser :
- la différence entre un créancier et un actionnaire
- le fait que ce soit moins les banques que les clients des banques, qui ont été sauvées
Un actionnaire, d'une banque comme d'une autre entreprise, c'est une personne physique ou morale qui met de son argent pour acheter une part d'une banque ou d'une entreprise, une action. Si la banque ou l'entreprise marche, l'actionnaire touche des dividendes. Si la banque ou l'entreprise ne marche pas, alors l'entité fait faillite, est liquidée et l'actionnaire perd son investissement. C'est le risque capitaliste.
Un créancier, c'est une personne qui détient une créance, c'est à dire une reconnaissance de dette. Dans une entreprise comme dans une banque, les épargnants, c'est à dire tous ceux qui ont un compte avec de l'argent dessus, sont des créanciers. Le créancier gagne quand la banque verse des intérêts, par exemple parce qu'elle a investi l'argent des clients sur des titres de dette à fort rendement comme la dete publique Grecque ou Espagnole.
Donc, demander, comme le fait le journaliste d'Arte, que les créanciers allemands de Deutsche Bank paient à la place des contribuables irlandais des dettes irlandaises est acceptable que si on envisage le fait que les épargnants ne perdent leurs économie.
Au vu du reportage d'Arte, il n'est pas certain que le journaliste ait vu les choses sous cet angle.
Sinon, qu'on se rassure, les actionnaires, eux, ont bien tout perdu. Nul besoin de rappeler comment a évolué le cours de bourse des actions des banques entre 2007 et maintenant.
jeudi 21 février 2013
jeudi 7 février 2013
lundi 4 février 2013
Epargne, placements, comment protéger son argent ?
Vraiment surprenante, l'émission diffusée par France 5 hier soir, intitulée "Epargne, placements, comment protéger son argent ?" et dont parlent le Nouvel Obs ou l'Express. D'ailleurs, cette émission a fiat un excellent audimat si on en croit "Toute la Télé".
Pourquoi surprenante ?
Déjà, c'est incroyable que la direction de la communication de la Société Générale ait laissé passé un reportage pareil, preuve que les banques n'ont pas du tout le pouvoir qu'on leur prête. La SGOE, la SGAM et le groupe SG sont mis en cause à plusieurs reprises de manière négative. Mais jamais on ne parle de leurs millions de clients doivent quand même être bien contents des produits que la banque de la Défense propose.
Ensuite, le reportage nous présente l'investissement socialement responsable comme la panacée aux pratiques des grandes & méchantes banques Mais pourquoi opposer la SG à la Nef ? la SG aussi fait de l'ISR, mais il faut croire que les épargnants préfèrent des promesses de rendements énormes, y compris si cela n'a rien de social, plutôt que des prêts à des associations qui rapportent 2%. L'ISR existe depuis 10 ans en France mais on ne peut pas dire qu'il emporte les suffrages des clients.
D'ailleurs, depuis 2008, on a du mal à comprendre pourquoi les clients finaux n'ont pas tiré des conclusions de leur détestation des banques en fermant massivement leurs compte SG, BNP Paribas, CIC ou Credit Agricole pour aller chez à la Banque Postale , chez Triodos ou au Crédit Coopératif. En outre, les politiciens ne montrent pas l'exemple. Ils disent qu'il faut sur-réglementer l'activité bancaire, et faire cesser les opérations risquées et spéculatives, mais en même temps ils poussent les banques à acheter de la dette publique européenne.
Point positif du reportage : on a montré des spéculateurs assumés, et performants : Carmignac Gestion.
En tout cas le reportage semblait vouloir dire que l'on ne pouvait se fier ni à sa grande banque de réseau, ni au commercial local qui vous démarche chez vous. Alors, comment protéger son argent ? Déjà, que les épargnants comprennent que le zéro risque n'existe pas. Ensuite, au dessus de 4% ou 5% par an, on entre dans la zone du "très risqué à court terme (1 an et moi) et moyennement risqué à moyen & long terme. Enfin, les placements les plus simples ne sont pas forcément les moins bons. Exemple : les actions.
Sinon, il y a toujours l'or (mais ça ne rapporte rien en dehors des éventuelles plus-values lors de cessions).
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